Origine

En 1999, Felice FRAGOLA et Richard JALOUSTRE, au sein d’une nouvelle division du groupe GUALA, entièrement dédiée au développement, décident de créer un nouveau concept révolutionnaire de bouchage pour le vin. Cette création aura nécessité 5 années de recherches et plusieurs millions d’euros  de budget de développement.

L’objectif défini en phase de démarrage du développement (automne 1999) peut se synthétiser de la façon suivante : « réalisation d’une solution de bouchage qui garantisse les prestations du meilleur bouchon de liège, en éliminant les défauts ».

Dans le respect d’un marché où la tradition, de par son ancienneté, est importante, les inventeurs ont décidé de maintenir deux points d’ancrage inamovibles du nouveau produit: la bouteille de verre traditionnelle et le tire-bouchon.

A l’origine, une question qui fait couler beaucoup d’encre dans le monde du vin : quelle est la meilleure façon de sceller une bouteille de vin?

Pendant des siècles, la réponse était fort simple : avec un bouchon de liège.
Mais aujourd’hui, cette question génère un grand débat. Certains ne jurent que par le bouchon de liège, synonyme de traditions longuement établies, alors que d’autres argumentent que les méthodes d’obturation alternatives, telles que les bouchons synthétiques et les capsules, sont plus fiables et moins intimidantes
Autrefois, le bouchage n’avait d’utilité que pour le transport et la livraison, en amphores ou tonneaux de bois. Le liquide ne devait pas se répandre, s’évaporer ou même être souillé avec des poussières ou des insectes !
On bouchait avec de la pierre, de la pouzzolane, du bois, de l’argile, du plâtre, de la résine, du chanvre, de la paille, de la cire, etc.
Ce n’est qu’à partir du XVIIe siècle que les marchands découvrirent que le vin pouvait se bonifier en vieillissant dans des bouteilles de verre scellées et bien bouchées. 
L’usage du bouchon en liège fit son apparition à cette époque car ce matériau  semblait correspondre aux qualités qui semblaient requises pour la conservation du vin, à savoir, l’élasticité, l’imperméabilité et l’imputrescibilité.
Avec les connaissances que nous possédons aujourd’hui, nous savons que ces qualités ne sont pas suffisantes  à la parfaite maturation du vin. Le liège doit avoir également de bonnes qualités mécaniques et doit être sain et non contaminé. 
Certains professionnels n’hésitent pas à lui faire subir des traitements de surface pour augmenter l’effet « Grip »
Cependant, ce matériau  présente plusieurs inconvénients majeurs, et pas des moindres. La contamination chimique ou  « goût du bouchon »  principalement dû au TCA, un composant malodorant qui entraîne une contamination de 8 à 10% des bouteilles environ, mais plus inquiétant encore, toutes les déviations organoleptiques difficilement identifiables entraînées par des différences de perméabilité considérables d’un bouchon à l’autre.

Une avancée technologique indéniable

Il s'agissait de concevoir un bouchon qui ne devait pas être un bouchon « de plus » à base de matières synthétiques », explique Richard Jaloustre et tenter de traduire les prestations attendues du nouveau produit dans les points suivants :

  • Propriété mécanique et de résilience (constance et uniformité dans le temps).
  • Propriété de perméabilité aux gaz, surtout à l’Oxygène (elle dépend de la propriété mécanique, mais sa mesure requiert une procédure et des moyens particuliers).
  • Propriété d’inertie chimique (absence d’interaction entre le contenu et la surface du bouchon en contact direct).

Après confrontation de leurs premières expériences avec les plus grands spécialistes et scientifiques, les chercheurs avaient tiré les premières conclusions : « Il n'était pas possible de réaliser un bouchon en une seule pièce qui garantisse les propriétés recherchées »
D’où l’idée originale d’orienter la recherche, dès le début, vers un projet de structure à plusieurs composants. Les prestations attendues ont déterminé une série de caractéristiques seulement possibles à obtenir à travers un ensemble de trois composants distincts avec une « division des compétences » très précise.